Le dépistage annuel de la rétinopathie diabétique, recommandé par les Sociétés Savantes, telles que l’ALFEDIAM en 1996, les Recommandations de l’ANAES en 1999 et l’HAS en 2007 est insuffisamment pratiqué en France. En effet, les enquêtes de la CNAMTS, et l’étude ENTRED ont montré que moins de 50% des patients diabétiques inclus dans ces études avaient consulté un ophtalmologiste durant l’année précédente. Les causes de cette prise en charge trop tardive sont multiples, principalement un manque d’information des patients, une sensibilisation insuffisante des médecins traitants, la simple négligence des personnes à risque, la précarité…

L’ ophtalmologiste est la personne idéale pour réaliser ce dépistage. Cependant la diminution à venir du nombre des ophtalmologistes, déjà réelle dans certaines régions, s’ajoute à ces difficultés. C’est pourquoi, une diversification des modalités paraît indispensable pour combattre les différents obstacles au dépistage annuel.
La photographie du fond d’oeil, réalisée grâce à des rétinographes non mydriatiques, est une alternative à l’ophtalmoscopie pour dépister la RD, déjà largement utilisée dans un grand nombre de pays européens. Cette méthode a été validée par un très grand nombre d’études, et récemment, la conférence européenne de Liverpool sur le dépistage de la RD (http://www.drscreening2005.org.uk), l’a désignée comme la méthode de référence pour le dépistage de la RD.

Pour plus d’informations sur le dépistage de la rétinopathie diabétique par rétino photographies du fond d’œil consultez le site du réseau OPHDIAT.